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Le vrai domicile de l'homme n'est pas une maison mais la route,et la vie elle-même est un voyage à faire à pied. Bruce Chatwin

vendredi 21 janvier 2011

Maroc Asylah,Larache,Moulay Bousselham,Kenitra,Rabat 28.10au4.11.2010



Asylah,Larache,Moulay Bousselham,Kenitra,Rabat


                            Le climat est définitivement des plus sympathique dans ce coin du monde,pour l'heure je n'ai pas besoin de me demander au matin si il va faire beau;froid, ou pleuvoir j'ai comme le sentiment mais je me trompe sans aucun doute possible qu'il fait toujours beau dans ce pays.Il est très marrant d'écrire cela,nous sommes à Rabat et Patrick revient de boire son petit café et bien il pleut des cordes.Peu habituée à écrire mes textes sur l'ordinateur,bien souvent lorsque je me trouve devant l'écran,je sèche,je cogite et ne sais pas trop comment ordonner mes idées qui peinent à venir,hier soir après avoir écrit pendant un moment je me couche et là voilà qu'un zebulon d'enfer se lève les idées arrivent à la pelle tant de choses à dire à écrire et de plus j'ai même le sentiment que ces choses là sont belles impossible de fermer l'oeil à côté d'un poussin qui a tiré le rideau depuis belle lurette.Jour de départ sur mon bucéphale,je grimpe hardiment sur ma monture et cheveux au vent j'entreprends de sortir de Tanger,à noter que ma tenue vestimentaire a quelque peu changé , plus question en pays musulman de pédaler en shorty et épaules nues,je me résous à enfiler un deuxième pantalon sur mon shorty et un tee shirt à manche plus longue,je pense que je vais y survivre,il est encore tôt le matin et la circulation est plutôt fluide les gens semblent rouler de manière cool et ordonnée,étonnament bien que l'oeil regardant de partout,la route pour voir les trous et autres pièges,les voitures qui pourraient traverser subrepticement,les portières qui s'ouvrent à la volée devant mon nez et j'en passe,je ne me sens pas stressée.Les choses se passent d'ailleurs mieux que bien,je ne sais pas pourquoi mais lorsque j'enfourche mon vélo j'ai toujours tendance à imaginer qu'il va se passer les pires choses.Pas petite route pour cette étape obliés de prendre la nationale 1 mais fort heureusement celle-ci est large et une petite bande sur le côté nous permet de rouler plus ensécurité, je ne peux m'empêcher de penser à nos proches et j'imagine que si ils nous voyaient en ce moment ils seraient tous bon pour la crise cardiaque.La sortie de Tanger n'est qu'un vaste chantier de contuction les immeubles poussent comme des champignons,tout n'est que projets immobiliers c'est carrément sidérant.En ce premier jour je ne peux pas dire que j'aie apprécié la route,les paysages n'y avaient rien de vraiment exceptionnel et je me suis surtout occcupée à arriver à bon port saine et sauve.Pas mal de circulation tout de même le long de la route,beaucoup de camions et celle-ci par moments prend des formes bizarre complètement courbée comme dans un vélodrome,je serre les fesses et me repositionne sur mon vélo afin de garder l'équilibre, je pense et j'espère que la force de l'habitude me fera vivre cela de manière naturelle.45kms pour cette première étape,j'arrive toute excitée et peine à me rendre compte que je l'ai fait et suis ici à Asilah,c'est incroyable de quoi nous sommes capables par moments et même temps comme me le répète si bien Patrick,j'ai déjà parcouru des milliers de Kms en France et en Suisse,mais dans ces moments là c'est comme si tous ces kms ne comptaient pas et que je repartais de zero et je ne sais pas pourquoi mais j'ai beaucoup de difficulté à me faire confiance,ai toujours tendance à sous estimer.Asilah magnifique petite bourgade,certes un peu surfaite par le tourisme qui sans doûte pourrit beaucoup de choses,notament au niveau des mentalités en même temps qu'il permet que toutes ces magnifiques choses puissent rester en l'état et être conservées.Les Marocains n'ayant pas forcément les moyens de pouvoir investir dans l'immobilier celui-ci est pris d'assaut par les acheteurs et investisseurs étrangers pour qui les affaires restent de vraies aubaines comparativement aux prix pratiqués dans nos pays européens.Ce sont notament Français et Espagnols qui achètent dans ce coin du monde.Là aussi la vie s'écoule tranquillement,pas d'agitation,les sourires et les mots de bienvenue sont légion,la population locale n'en revient pas de nous voir arriver en vélo,nous avons droit à des regards intrigués,interrogateurs,sur la route bien souvent des gens nous applaudissent et nous encouragent nous souhaitant bon voyage et bonne chance.Asilah se trouve sur la côte atlantique et de la médina nous avons une vue plongeante magnifique sur l'océan qui ici décline ses couleurs dans une palette de bleu allant du pastel au bleu vif, difficile de croire que c'est le même océan Atlantique gris aux allures froides qui se trouve chez-nous.La medina d'Asila me fait penser à une petite ville greque,les maisons y sont peintes de bleu et de blanc principalement parfois un peu de rose,les ruelles y sont tortueuses étroites et pavées.En cet après-midi de grosse chaleur pas âmes qui vivent dans les rues, la population fait la sieste.Des artistes locaux y ont par endroits peint de belles petites fresques,c'est magnifique,je me rappelle avoir souvent rêvé vivre dans un lieu tel que celui-ci.Arrivés en fin de matinée la journée touche rapidement à son terme,comme bien souvent le bonheur étant là le temps file bien trop vite.Le soir Patrick voulant me faire plaisir nous nous installons sur une belle petite terrasse en bord de mer pour le diner,mais comme bien souvent dans ce genre de lieu la nourriture n'y est pas mauvaise mais peu abondante et commune,nous choisisssons un tajine et sommes en fait étonnés de nous retrouver devant un plat certes très joli mais ne contenant que du poulet pour Patrick et boulettes de viande hachée pour moi en sauce accomagnés des sempiternelles frites et de pain.Pas mauvais pas non plus vraiment suffisant.Nous posions la question de savoir si il y avait de la semoule dans le tajine et bien nous avons la réponse.Nous avons déniché dans la médina une super petite chambre d'une propreté impecable sise sur une petite terrasse, c'est un vrai bonheur que d'y aller se coucher,nos bucéphales dorment dehors à côté de la porte.La nuit est excellente et le matin nous trouve en p


pleine forme et nos petits mollets sont d'ores et déjà mis à contribution,car il s'agit de redescendre nos bucéphales et toutes les valloches,un vrai bazar!!!!!Aujourd'hui nous faisons étape sur Larache qui se trouve à 45kms et la route n'est pas vraiment drôle ni vraiment belle,beaucoup de circulation notament des camions,nous traversons des collines semi-désertiques ou pait un peu de bétail,culture intensive de melons, petites forêts d'eucalyptus et chênes liège,par moments une petite vue sur l'océan.Le tout fort sale papiers plastics et autres ordures jonchent le sol un peu triste tout de même.A signaler tout de même une magnifique récompense au terme de cette étape qui ne fut pas des plus drôle sur le bord de la route là où se trouvent quelques marais salant nous pouvons apercevoir quelques flamants roses,je reste subjuguée par leur grâce et leur beauté,je le vis comme un cadeau du ciel et ne peux détacher mes yeux de ces magnifiques échassiers.Pas fâchée d'arriver car la circulation et son bruit couronnés par la pollution ont tout de même tendance à prendre la tête au bout d'un moment.Depuis le petit port de pêche la vue sur la médina est des plus prometteuse,vraiment sympa pour ne pas couper avec nos bonnes habitudes nous nous arrêtons dans le premier petit café venu afin de nous poser et de sentir l'ambiance encore une fois l'accueil y est des plus chaleureux et je me sens vraiment la bienvenue cela fait vraiment du bien.Encore une fois nous réussissons à trouver une chambre vraiment des plus jolie et d'une propreté impecable mais encore une fois il va falloir hisser notre équipage jusqu'au deuxième étage,nous y avons une vue sur la médina l'endroit est des plus calme et l'accueil chaleureux les négociations pour obtenir la chambre à 80 Dh un peu ardues mais une fois ceci fait nous pouvons nous installer.La ville baigne dans une torpeur alanguie au cours de toute l'année excepté les mois d'été où apparemment les lieux sont envahis par le tourisme.Larache fut envahi par les Espagnols,les maisons aux murs blanchis à la chaux ornées de portes bleues,l'église,le marché,les hôtels et les bars en témoignent encore.En cette saison la chaleur est toujours bien présente et l'après-midi laisse la place à la sieste pas grande animation dans les rues.Je me sens d'ailleurs moi-même des plus fatiguée et pour une fois ne résisterai pas a l'attrait d'une petite sieste.En fin d'après-midi nous émergeons petite balade pour admirer le coucher de soleil depuis le petit port sur la médina.En soirée les rues s'animent au rythme du paseo(promenade du soir),les ktélévisions sont installées sur les terrasses des cafés où une multitude d'hommes se passionnent et vivent intensément le ballon rond,impossible de louper le marquage d'un but nous pouvons entendre toute la gente masculine s'émouvoir à hauts cris.Couchée comme une poule,je me réveille le lendemain en pleine forme et contente de reprendre la route aujourd'hui destination Moulay Bousselham distante de 57kms.Je pars sereine et essaye de faire abstraction de la circulation intense, surtout que là plus de petites bandes afin de circuler plus en sécurité, malgré tout je ne me sens pas mal et à mon rythme taille ma petite route lorsqu'à quelques douze kilomètres de Larache tout à coup j'entends comme un bruit d'explosion et ai juste le temps de voir une voiture qui dérape sur la chaussée et semble avoir perdu une roue,encore un grand boom mais tout va trop et je n'ai pas le temps de comprendre ce qui se passe, je reste tétanisée au milieu de tout ce cahos et il faudra que Patrick m'appelle de manière insistante afin que je réagisse et ce n'est que lorsque je le rejoins que je comprends l'ampleur de la catastrophe. Une voiture se trouvant derrière moi a mal évaluer les distances en voulant me dépasser et s'est pris de plein fouet la voiture venant en face à grande vitesse qui elle-même s'est trouvée emboutie par la voiture qui la suivait,la deuxième voiture s'est mise à faire des tonneaux pour se retrouver dans le fossé.Je suis là je tremble et ne peux plus bouger Patrick quant à lui n'est pas dans un meilleur état il n'a fait qu'entendre le grand bruit et n'a pu que m'imaginer au milieu de tout cela.Ce n'est que rétrospectivement que je me rends compte à quoi j'ai échappé et ne peux que remercier ma bonne étoile.Les gens accourent de partout et à ce moment là pour nous il n'y a qu'une seule chose à faire nous en aller on ne sait jamais ce qu'il peut se passer dans ces situations.Nous pédalons encore un peu afin de trouver un endroit tranquille afin de nous poser,fumer une cigarette et nous calmer.Nous parlerons largement de la situation afin d'évacuer du mieux que nous pouvons nos émotions, difficile de ne pas me demander si je suis quelque part responsable de ce qui vient de survenir,je ne peux m'empêcher de me demander dans quel état sont les personnes qui se trouvaient à bord des voitures et tout au long de la journée et encore aujourd'hui d'énormes pensées pour eux m'accompagnent et je ne peux qu'espérer,mais ne le saurai jamais qu'ils s'en sortent pas trop mal.Mais comme me dit Patrick et il a sans aucun doûte raison chacun doit ête maître de son véhicule et le conducteur qui se trouvait derrière moi a malheureusement mal évalué la situation.Une petite camionnette avec à bord des marocains s'arrêtera,ceux-ci nous tiennent le même discours nous disant que les Marocains conduisent comme des fous que nous devons y aller tranquillement et ne pas nous faire de souci pour ce qui vient de se produire.Ils nous indiquent une petite route que nous pouvons prendre jusqu'à destination.Effectivement après quelques kilomètres nous pouvons enfin bifurquer sur une route secondaire,qui est en fait une ancienne route coloniale et qui n'en porte que le nom tant elle est défoncée,nids de poule,ornières,cailloux et j'en passe émaillent la chaussée.Moi qui pourtant déteste ce genre de route me retrouve extrêmement soulagée.La circulation y est quasiment nulle et le peu de voitures qui passent le font à une vitesse des plus modérée l'état de la route leur interdisant d'appuyer trop fort sur le champignon au risque de perdre leur roue.Là nous traversons des paysages arides où se pratique la culture sous serre intensive, principalement de bananes.Nous avançons bien moins vite et entre deux trous j'ai largement le temps d'observer les paysages alentours,c'est sans doûte le prix à payer pour un peu plus de sécurité,cela correspond un peu plus à l'idée que je me fais de me déplacer en vélo,n'ai aucune envie de me retrouver constament au milieu du trafic et de la pollution ne pouvant rien observer tant je dois faire attention à mes miches.Rouler sur des pistes est également plus éprouvant, au bout d'un certain nombre de kms,j'ai mal aux bras et à la nuque le vélo étant tout de même assez lourd il faut pouvoir le maintenir et je ressens dans ceux-ci tous les heurts occasions par les trous et les bosses.Les émotions du matin, la piste tout cela réunit fait que nous n'avons qu'une envie arriver enfin à destination, alors que nous pensons y être la route goudronnée cette fois-ci s'étire encore sur une quinzaine de kilomètres qui ne semblent jamais vouloir en finir.Le guide décrivait Moulay Bousselham comme un paisible petit village de pêcheur et au premier abord je me sens déçue,le petit village de pêcheurs a fait place à un lieu touristique aux maisons secondaires et terrasses de restaurants où l'on nous attend carte en main afin que nous y prenions place.Les logements étant également chèrs nous nous rabattons sur le camping international,possédant un terrain magnifique bénéficiant d'une superbe vue sur la lagune.Malheureusement le lieu est extrêmement sale, des détritus jonchent le sol et les bâtiments sont dans un état de délabrement important,mais je me fais une raison et c'est un peu la mort dans l'âme que je monte ma tente de camping après avoir enlevé le plus gros des mégots et autres saletés.Le petit village est définitivement décevant et n'offre que peu d'intérêt à mes yeux,situé en haut d'une petite butte et bénéficiant d'un point de vue idyllique,ils n'ont rien trouvé de mieux à faire que de construire une immense place bétonnée de la plus grande laideur dommage,mais cela n'est que mon point de vue je pense que nous Européens n'avons pas le même sens de l'esthétique et j'imagine qu'eux doivent trouver cela très beau, les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas.Nous trouvons le petit marché local et dénichons une petite spécialité locale la pizza marocaine,sorte de murtabak aux oignons un vrai régal.Emplette de quelques légumes pour notre petite salade du soir avant d'admirer le coucher de soleil sur l'océan.Alors que nous sommes en train de préparer nos légumes nous avons droit à une attaque en règle de moustiques, nous sommes assaillis de toutes parts et rapidement je sens les pustules qui gonflent de partout, impossible de rester assise; je pourrais en pleurer et me sens tout à coup de fort méchante humeur, dans ces moments là je rêve d'avoir une petite maison,un petit boulot et une vie des plus ordinaires mais en mon for intérieur je sais que cela ne dure que le temps de l'événement désagrèable.Pour l'heure impossible de profiter de ma salade et la douche bien que nécessaire me rebute un peu,mais là encore j'ai connu pire, et je suis obligée de me marrer car pour pouvoir me laver je suis obligée de me mettre en dehors du bac l'eau coule partout sauf là où elle devrait.Je me sens un peu rassérenée une fois lavée et peux imaginer la nuit de manière un peu plus tranquille espérant surtout ne pas être hantée par les événements de la journée.Nous faisons la connaissance de Robert Français originaire de Nîmes venus s'installer au Maroc plus exactement à Kenitra en compagnie de sa femme il y a trois ans.Etant donné les événements de la journée précédente la nuit fut bonne.L'endroit nous intéresse et nous avions décidé d'y faire halte pendant une journée.Situé entre la côte et la lagune,il possède une réserve ornithologique de réputation international,nous pouvons entre autre y observer des flamants roses,rapidement nous nous rendons compte que pour pouvoir admirer ces magnifiques volatiles nous devons avoir recours au services d'un bâtelier car la réserve se trouve plus loin et non accessible à pied, bien évidemment et les hommes armés de bonnes intention pour nous y emmener sont légion et ils ne s'encombrent pas pour nous proposer leur service,démarche qui depuis toujours nous rebute nous faisons sans trop de difficulté une croix sur les flamants roses(on ne sait d'ailleurs même pas vraiment si ils sont là,d'après Robert qui semble bien connaître les lieux il y a belle lurette qu'ils ne sont plus là)et décidons de passer la journée sur la plage.Ce matin une brume intense habille le paysage,l'océan est superbe et ses vagues impressionnante, paradis pour les surfeurs il est fortement déconseillé car très dangereux pour les baigneurs, et au vu de la température aucune envie de m'y baigner.La plage est immense et pourrait être superbe si elle n'était pas envahie de détritus en tous genres dommage....Nous y ferons une longue balade vivifiante,passerons la journée à deviser et prendre du bon temps vraiment sympa.L'heure est venue de repartir direction de Kenitra nous ne savons pas trop ce que nous allons y trouver elle n'est notée sur aucun guide mais au vu du nombre de kilomètres étape obligatoire.Au matin nous croisons Robert et sa femme sénégalaise Marie-Louise qui nous invitent le soir à manger chez eux à Kenitra il suffit que nous les appelions lorsque nous arrivés et ils viendront nous chercher franchement sympa.Nous avons une nouvelle fois le bonheur de trouver une petite route un peu moins décatie cette fois-ci,bien que trous et ornières soient bien présentes ainsi que des bandes de sable où nous devons mettre pied à terre et pousser notre vélo car impossible de rouler.Là encore culture intensive, bananes,arachides,fraises(dommage que ce ne soit pas la saison),ce n'est pas désagrèable.Et je suis plutôt étonnée lorsque j'arrive à destination de ne pas être plus fatiguée que cela après 88kms de piste.Kenitra ville immense, principalement industrielle cela fume de partout située sur les rives du fleuve Sebu et au bord de l'océan à priori pas forcément le genre d'endroit où j'aurais envie de vivre de plus cela pue et c'est vraiment bruyant.La circulation y est intense et je suis baba de m'y frayer aussi facilement mon chemin. Un peu plus difficile d'y trouver une chambre mais mon poussin qui est devenu champion en la matière à force de voyage finira par nous dénicher un petit lieu certes pas super clean ni vraiment très calme mais cela fera la route pour cette nuit.Nous appelons Robert qui comme promis vient nous récuperer pour nous amener chez lui, nous y passerons une excellente soirée chacun évoquant ses souvenirs de voyage(Robert a beaucoup bougé et notament vécu en Polynésie) ainsi que quelques anecdotes sur le Maroc qui nous font beaucoup rigoler.Bien que couchée tard j'ai quelque peine à m'endormir et lorsqu'enfin j'y arrive c'est pour être réveillée en milieu de nuit par un homme hurlant comme un putois à la recherche de je ne sais pas trop qui ni quoi, apparemment l'homme est ivre, et oui on ne boit pas toujours que de l'eau en pays musulman. Le tintoin durera un long moment avant que le soulard ne soit mis à la porte. Un peu la tête dans le cul au réveil mais une chose est sure aucune envie de rester à Kenitra, il faut un peu de courage pour reprendre mon bucéphale,mais en y réfléchissant dans ma tête je me dis qu'il n'est pas plus difficile d'enfourcher mon vélo que de devoir imaginer porter mon sac à dos marcher les quelques kms qui me séparent de la gare afin de prendre un bus.Pas de petite route aujourd'hui cela m'embête un peu mais là nous n'avons vraiment pas le choixJ'ai failli oublier une petite anecdote au sujet de Moulay Bousselham,le soir en rentrant de notre balade à la plage nous nous retrouvons cerner par 9 campings car la plupart immatriculés en Bretagne,comme si il n'y avait pas de place au camping.Nous assisterons au briefing de ce groupe de Français visiblement plutôt flippé de se retrouver au Maroc, en fait ils s'organisent en convoi avec un chef de groupe et tout y est organisé jusqu'à l'heure du départ et qui va partir en premier,cela ressemblerait presque à un conseil d'une armée de sioux sur les sentiers de la guerre.Nous en sommes fortement impressionnés, nous entendrons même quelques commentaires du style avoir fait tous ces kilomètres pour voir cela.Je me retourne sur ma couche en entendant un de ces marins bretons entonné un chant vantant la beauté du port de Ploumenec.Le matin venu Marius,ancien flic de son état et son épouse qui me semble plutôt revêche nous accoste, bien évidemment Marius si il n'y avait pas eu sa femme aurait rêvé de mener à bien une expérience comme la nôtre,mais voilà il ya sa femme.Il nous raconte qu'ils n'étaient partis que tous les deux mais qu'il se trouve fort content d'avoir pu rencontrer le groupe et se joindre à eux car tout de même le Maroc lui semble dangereux il semble encore tout traumatisé de se trouver dans ce pays qui est sale et pour la petite histoire a acheté du pain mais ne sait pas si il va le manger car avec toutes ces mouches et la femme qui touche à tout avant de retoucher au pain sans se laver les mains tout de même,quant à Madame elle trouve Perros Guirec bien plus beau qu'ici tout de même très édifiant.A la fin nous invite chaleureusement chez lui si par hasard nous passons en Bretagne.Bien contente de reprendre mon vélo et de quitter la ville bruyante de Kenitra.La route est belle et fort heureusement suffisament large pour que je me sente suffisamment en sécurité,en ce dimanche matin beaucoup de circulation mais pas de camion c'est déjà cela de gagner.C'est le coin des pépiniéristes qui étalent leur magnifiques arbres ce qui rend les lieux jolis.Chemin faisant une voiture s'arrêtera sur le bas côté de la route un fils et son père épatés par ce que nous faisons descendent de voiture afin de nous offrir une bouteille d'eau s'excusant en même temps de n'en n'avoir qu'une,je n'en reviens pas et c'est le coeur plein de reconnaissance que je poursuivrai ma route me disant tout de même qu'il ya des gens extraordinaires sur cette terre, au moment où nous repartons nous nous faisons héler par notre convoi de camping car bretons en partance pour Marrakesh, je ne peux que sourire en pensant au contraste de ces deux mondes.Etape de 40kms agréable et aisée.Nous arrrivons tout d'abord dans la ville de Salé ancienne rivale de Rabat qui se trouve juste de l'autre côté de l'estuaire.Que ne suis-je pas étonnée en arrivant sur Rabat de constater qu'il y a une piste cyclable,première bonne surprise la deuxième est la vue de la médina qui s'offre d'emblée à nos yeux c'est du plus bel effet. Les bords de mer sont larges et sympathiquement ornées d'arbres.Là encore il n'est pas très dur de se frayer un chemin à travers la circulation.Aux premiers abords la ville nous semble des plus plaisante et nous pensons déjà y passer la journée du lendemain.Patrick nous déniche dans la médina une superbe petite chambre rose pink des plus tranquille qui bien évidemment se situe au deuxième étage, et pour une fois nos vélos dormiront dans le jardin en bas c'est à dire loin de nous.Il ne nous reste plus qu'à nous installer avant de partir à la découverte de la ville.La médina là encore est faite de ruelles étroites et tortueuses et les maisons sont peintes de bleu,il fait bon s'y promener,un grand bazar où l'on vend de tout et de rien où l'on y répare tout, sur les trottoirs et dans les rues bon nombre de marchands ambulants qui ne doivent pas être très licites et qui remballent tout d'un tour de main à l'approche de la police,un marcher aux puces,le bonheur que de flâner au milieu de tout cela. La casbah des Oudaias est particulièrement belle perchée sur un promontoire elle occupe la partie la plus ancienne de la ville,elle surplombe le oued Bou Regreg et l'Atlantique,ce site stratégique nous offre une vue superbe sur les alentours.Ici le coût de la vie semble plus élevé qu'ailleurs mais il n'est cependant pas difficile de trouver à manger pour quelques dirhams.La population y est relaxe et semble plus aisée que dans les autres lieux visités jusqu'à maintenant,les tenues sont fortement occidentalisées et il est rigolo parfois de voir le paradoxe que présente certaines jeunes femmes habillées de manière résolument moderne,jeans,short,voir même jupes relativement courtes ou vêtements moulants mais qui conserve le foulard sur la tête.Là encore on se montre chaleureux et bienveillants vis à vis de nous sans être envahissant.Nous qui ne voulions pas faire halte à Rabat la surprise est des meilleure. Ce matin au réveil nous sommes fort étonnés de constater qu'il pleut,je ne pensais pas cela possible au Maroc et pourtant il tombe un petit crachin désagréable et pénétrant mais fort heureusement il ne fait pas froid.Nous partons tout de même à la découverte des quartiers résidentiels de la ville,C'est marrant on dit toujours que l'argent n'a pas d'odeur mais dès qu'il y en a cela se sent,les immeubles de style coloniale sont cossus et tout de blanc vêtus, les avenues sont extrêmement larges et bordées de magnifiques palmiers rastas,Nous nous rendrons jusqu'au palais royal,véritable ville dans la ville,à l'entrée nous devons montrer patte blanche et laisser nos passeports en dépôt.La bâtisse royale que nous ne pouvons pas vraiment






















approcher ne paye pas de mine mais j'imagine que l'intérieur doit y être des plus cossu sinon cela ne vaudrait pas vraiment la peine d'être roi!!!!!!Nous avions repéré un café ayant une wiffi ce qui signifie que nous pouvons nous connecter gratuitement, mais lorsque nous recevons la note 34 DH pour deux cafés,nous nous disons qu'il vaut mieux aller dans un cyber café et payer la connection internet.Mais c'est pour la bonne cause nous y avions donné rendez-vous à Nanou afin de pouvoir papoter via la web cam.Cette dernière est fidèle au poste bien qu'un peu paniquée dans un premier temps ne sachant plus comment s'y prendre et perdant tous ces moyens,magie tout de même de la technologie moderne pouvoir papoter et se voir à une aussi grande distance cette conversation nous a tous rendu heureux!!!!Voilà notre agrèable séjour sur Rabat est sur le point de se terminer à moins qu'il ne pleuve demain.Tout à l'heure Patrick a contacté Hamid le beau-frère de Jamal résidant à Casablanca,nous y sommes attendus demain soir,une étape d'une centaine de Kms nous attend demain.Malgré la sérénité qui me gagne de plus en plus je n'arrive pas encore à être complètement tranquille et ne peux m'empêcher le soir avant de me coucher de me faire un peu de souci pour le jour à venir,même si je sais qu'une fois sur mon vélo j'oublierai tout cela.Avec le temps j'aimerais vraiment pouvoir arriver à lâcher toute inquiétude et me coucher sans me poser de questions aucune.Bien que pas vraiment croyante j'aurais quelques tendances à regarder dans mon agenda quel saint est à l'honneur en ce jour et lui adresser une petite prière,j'ai tout de même le sentiment qu'en ce moment je mets dieu et tous ses sbires à rude contribution.Pour le petite histoire demain c'est la STE Fleur je ne la connaissais même pas.Poussin est déjà dans son lit en train de lire et je ne vais pas tarder à le rejoindre et me faire un petit mot croisé,superbe la vie!!







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